Pur-sang arabe présenté au Qatar Festival, Qatari en habit traditionnel.

Le Prix de l’Arc de Triomphe fait une avancée importante en termes d’associations grâce au partenariat établi entre le Qatar Racing & Equestrian Club et France Galop, et le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe devient ainsi la course sur herbe la mieux dotée au monde avec 4 millions d’euros.

L’ « Arc » qui s’impose également comme la première course au monde, en terme de qualité des concurrents depuis les cinq dernières années, accède définitivement au rang des plus grands événements sportifs internationaux, toutes disciplines confondues.

Référence dans le monde entier, cette course d’une distance classique de 2400 mètres sur gazon réunit les meilleurs pur-sang mâles et femelles de 3 ans et leurs aînés et contribue et à la
notoriété de l’élevage du pur-sang français.

En 2008, ce sont 149 pur-sang qui ont été engagés sur la liste de l’Arc 2008, dont 55 entraînés en France. Les autres sont originaires d’Angleterre, d’Irlande, d’Allemagne, du Japon, d’Italie, des Etats-Unis, d’Australie, d’Espagne, d’Afrique du Sud, de Suède et de République Tchèque.

Parmi les pur-sang français de 3 ans, le plus sérieux concurrent pourrait bien être Vision d’Etat, vainqueur de Prix du Jockey Club, entraîné par Eric Libaud, dans la Sarthe.

Le Prix de l’Arc constitue un aboutissement pour ces chevaux, considérés comme les meilleurs pur-sang internationaux, qui se sont distingués lors des courses de sélection organisées tout au long de la saison.

Historique de Longchamp

Véritable sanctuaire du galop, il figure aujourd’hui parmi les plus prestigieux hippodromes au monde. Au cœur du bois de Boulogne, ses 55,5 hectares consacrent le Cheval dans son excellence. La qualité de la piste de Longchamp et de son programme (16 courses du Groupe 1 dont le prestigieux Qatar Prix de l’Arc de Triomphe) contribue pleinement à sa renommée internationale. L’hippodrome de Longchamp, le « vaisseau amiral » de France Galop a célèbré ses 150 ans en avril 2007.

C’est le 18 août 1854, que le Conseil Municipal de Paris autorise le Préfet de la Seine à “ acquérir ” au nom de la ville, et à réunir au Bois de Boulogne, des propriétés, pour y établir un hippodrome. Aux termes d’un bail signé en juin 1856, la ville de Paris concédait à la Société d’Encouragement (du 1er juillet 1856 au 30 juin 1906), le terrain de Longchamp, comprenant environ soixante hectares.

Le 15 décembre 1856, l’Etat abandonnait à la Société d’Encouragement l’exploitation sur l’hippodrome de Longchamp, des courses dites “ d’Automne ”, tenues jusqu’ici au Champs-de-Mars sous la direction de l’Administration des Haras.

L’inauguration de Longchamp eut lieu le dimanche 26 avril 1857 en présence d’une foule considérable. Tous les hauts personnages de l’Empire étaient présents à l’exception de Napoléon III : le prince Jérôme Bonaparte et son fils, le prince Napoléon, ainsi qu’une brillante escorte où l’on remarquait le prince de Nassau, le prince Murat et, bien sûr, le duc de Morny.

Le programme de la réunion d’inauguration comportait cinq épreuves. Le premier cheval qui eut l’honneur de franchir en vainqueur la ligne d’arrivée de Longchamp avec la casaque noire, toque rouge, de Monsieur Auguste Lupin, portait le nom prédestiné d’Eclaireur. Derrière lui, terminait à distance respectueuse une modeste jument appelée Miss Gladiator qui devait devenir quelques années plus tard l’une des plus célèbres poulinières de l’élevage français en donnant naissance au prestigieux Gladiateur, dont la statue de bronze orne toujours l’entrée de l’hippodrome.

C’est le dimanche suivant que Napoléon III se rend à Longchamp en calèche, en compagnie du grand-duc Constantin. Une semaine plus tard, ils reviennent sur l’hippodrome, cette fois-ci par la Seine, à bord du yacht l’Eugénie. Sont également présents l’Impératrice Eugénie, des dames d’honneur et des officiers de la maison impériale. Pendant bien des années, jusqu’à la disparition des derniers vapeurs sur la Seine, vers 1930, les Parisiens eurent aussi la possibilité de se rendre à Longchamp en bateau, à condition de consacrer une bonne heure à ce trajet qui les conduisait des divers embarcadères parisiens jusqu’au pont de Suresnes.

Toute la population de la capitale allait à Longchamp. Dans le bois de Boulogne, ce n’était qu’un flot de curieux attirés tout autant par la nouvelle promenade que par les courses de chevaux auxquelles ils n’étaient pas initiés. Des chars à bancs, des paulines, de luxueuses victorias, et les bateaux à aubes déversaient une foule considérable aux abords de l’hippodrome. Les élégantes n’appartenant pas à l’aristocratie n’étaient pas admises au pesage et devaient se contenter de suivre les courses de leur calèche située sur la pelouse, mais néanmoins très entourées.

En 1863, la création du Grand Prix de Paris confère à Longchamp une dimension internationale en attirant les meilleurs chevaux anglais. En 1865, la présence à Longchamp de l’illustre Gladiateur, récent vainqueur du derby d’Epsom, provoqua la venue d’environ 150 000 personnes !

En 1880, le 14 Juillet est décrété fête nationale ; à partir de cette date jusqu’en 1923, le défilé des troupes s’effectuait, chaque année, sur l’hippodrome de Longchamp devant plus de 100.000 spectateurs.

A la fin du printemps 1914, Longchamp accueillait l’immense public du Grand Prix de Paris qui était alors l’épreuve la plus richement dotée au monde avec un prix de 300 000 francs. Mais, dès la première semaine d’août, les hippodromes furent réquisitionnés. La reprise des courses en France eut lieu officiellement le 5 mai 1919 à Maisons Laffitte, suivie de la réouverture de Longchamp, le 8 mai.

Le Prix de l’Arc de Triomphe est, depuis sa création en 1920, le fleuron de l’hippodrome de Longchamp. Devenu la plus grande épreuve internationale pour chevaux de trois ans et plus sur la distance de 2 400 m, Il permet à la France de figurer parmi les grandes nations organisatrices de courses et constitue un élément majeur pour la notoriété de son élevage de pur-sang.

 

Les curiosités de Longchamp

Le Moulin de Longchamp
Le moulin, tel qu’on peut le voir aujourd’hui dans l’enceinte de l’hippodrome, fit partie d’un monastère. Situé face au bac de Suresnes dont le roi Saint-Louis posa la première pierre le 12 juin 1256. Ce moulin fut démoli avec l’abbaye lorsque les religieuses furent expulsées par la Révolution. Il fut reconstruit sur son soubassement lors des travaux d’aménagement de l’hippodrome en 1856. Il perdit une aile et sa toiture lors du bombardement du 4 avril 1943, mais fut remis en état en 1949.

Depuis 1957, le Prix du Moulin de Longchamp est inscrit au programme de Longchamp. Il s’agit d’un groupe I réservé aux chevaux entiers et juments de 3 ans et au-dessus qui se court, début septembre, sur la distance de 1 600 m.

Le Totalisateur de Longchamp
Ce bâtiment de conception originale a abrité le totalisateur de l’hippodrome de Longchamp de 1927 à 1972. Le totalisateur, réalisé d’après un ingénieux système australien de calcul électromécanique peut être qualifié d’ « ancêtre de l’informatique » : les enjeux étaient affichés dans les petites lucarnes qui se découpent sur la façade.

France Galop a fait procéder, en 2000, à la rénovation complète de cette construction de style néo-normand qui appartient désormais à la l’histoire des courses et des nouvelles technologies.

Le Pterocarya du Caucase de Longchamp
L’hippodrome de Longchamp détient deux des plus beaux spécimens arboricoles de la Capitale… des Pterocarya du Caucase dont l’un est situé à proximité du bâtiment totalisateur, et l’autre dans le quartier des ateliers. Avec 33 mètres de hauteur et 6,80 m de circonférence, ils rivalisent avec un platane d’Orient du Parc Monceau dont le tour de tronc mesure 7,05 m.

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Historique du Prix de l’Arc de Triomphe

Créé le 3 octobre 1920, la naissance du Prix de l’Arc de Triomphe s’inscrit dans le prolongement du Grand Prix de Paris.

En effet, la Société d’Encouragement avait réservé initialement ses courses aux pur-sang nés et élevés en France afin de favoriser le développement de cette race au niveau national.

La réputation de l’élevage français dépassa rapidement les frontières de l’Hexagone, notamment en Angleterre. La Société d’Encouragement prit donc la décision de créer le Grand Prix de Paris, une course internationale de prestige pour les chevaux de trois ans.

Lors de la réunion de son comité, le 11 janvier 1862, elle exprime le souhait que l’allocation au vainqueur soit de 100.000 Francs, somme tout à fait exceptionnelle pour l’époque.

Grâce aux bons offices du duc de Morny, la Société d’Encouragement obtient une participation financière de la Ville de Paris pour un montant de 50.000 francs, et des cinq compagnies de chemin de fer pour un montant de 10.000 francs chacune. Ainsi, le comité de la Société d’Encouragement put établir les conditions de la course du Grand Prix de Paris programmée pour 1863 :

  • Une course réservée aux poulains et pouliches issus des élevages de tous pays.
  • Une course se déroulant le dimanche.
  • Une distance de course fixée à 3 000 m.

La Société d’Encouragement inaugura le Grand Prix de Paris le 31 mai 1863 et son succès dépassa toutes les espérances de ses dirigeants.

30 ans après la création du Grand Prix de Paris, ses conditions de course ne permettaient pas d’y associer les chevaux d’âge. Afin de remédier à cet inconvénient, il fut créé, en 1893, le Prix du Conseil Municipal, ouvert à tous les chevaux entiers et juments de 3 ans et au-dessus et de tous pays. Grâce au montant de ses allocations, cette course fut très populaire auprès des propriétaires étrangers. Malgré tout, les conditions de course, avec surcharges et décharges, n’autorisaient pas le Prix du Conseil Municipal à se placer au rang d’une épreuve classique et l’empêchaient d’être une course de référence pour l’élevage.

C’est en 1920, l’année de la renaissance des courses après la Grande Guerre, qu’au cours de la réunion du 24 janvier, le Comité de la Société d’Encouragement proposa, en présence du comte de Derby, ambassadeur du Royaume Uni, la création d’une course internationale qui soit une vitrine prestigieuse de l’élevage des pur sang en France, et ce, en complément du Grand Prix de Paris.

Ainsi fut créé le Prix de l’Arc de Triomphe, baptisé en l’honneur des troupes victorieuses qui ont défilé le 14 juillet 1919 sous l’Arc de Triomphe. Une autre suggestion, le « Prix de la Victoire », fut délaissée.

Cette initiative témoigne du courage, de l’optimisme, de l’espoir et de l’esprit sportif des responsables de la Société d’Encouragement. L’incomparable réputation du Prix de l’Arc de Triomphe, qui n’a cessé de s’affirmer depuis son inauguration, renforce la crédibilité des hommes qui travaillent toujours ardemment pour la notoriété et la valorisation de l’image des plus grandes courses de galop françaises.

Cette nouvelle course inter-générations, limitée à 20 partants, présente depuis sa création les mêmes caractéristiques de date (chaque premier dimanche d’octobre, à l’exception des années 1939 et 1940 où il n’a pu être couru), et de distance (2 400 m) que le Prix du Conseil Municipal, mais sans surcharges ni décharges.

La piste en gazon comporte sur cette distance de 2 400 m, une montée, puis une descente, et après le dernier virage, une ligne droite sélective. Les meilleurs chances de l’emporter est de monter un pur sang qui allie vélocité et endurance, dispose d’un numéro de corde (tiré au sort) inférieur à 10 pour être bien placé dès le départ, qui suit aisément le train du peloton en ayant une réserve suffisante pour accélérer avant l’entrée de la ligne droite et faire la différence sur les 533 m qui précèdent l’arrivée.

La première édition du Prix de l’Arc de Triomphe fut courue sur l’hippodrome de Longchamp le dimanche 3 octobre 1920. La course fut remportée par Comrade, propriété d’Evremond de Saint-Alary, suivi de King’s Cross et de Pleurs. L’allocation était alors de 150.000 Francs au vainqueur, 18 000 Francs au second et 10 000 Francs au troisième.

Le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe offre une allocation de 4 millions d’euros dont 2.285.600 € au vainqueur. Quant au week-end de l’Arc, il est aujourd’hui le programme le plus doté d’Europe, avec un total d’allocations de près de 6,7 millions d’euros.

Le dimanche 5 octobre 2008, l’hippodrome de Longchamp réunira une fois encore, les meilleurs pur-sang au monde pour la 87e édition de ce grand événement sportif international.

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